Constitution et gouvernement
La Suède est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Elle est dirigée depuis 1973 par le roi Charles XVI Gustave. Le roi, obligatoirement luthérien, a une fonction honorifique. L'actuelle prétendante au trône pour la succession est la princesse héritière Victoria (née en 1977).
Pouvoir exécutif
Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement, dirigé par un Premier Ministre, issu de la majorité parlementaire et responsable devant les Parlement (Riksdag). Une cinquante d'organismes centraux, dont les dirigeants sont nommés par le gouvernement, mais indépendants de fait, supervisent l'action des ministères.
Pouvoir législatif
Le Parlement (Riksdag), qui détient le pouvoir législatif, est réduit à une seule chambre depuis 1971. Il est composé de 349 membres élus au suffrage universel et proportionnel pour quatre ans.
Partis politiques
L’Alliance des partis de centre-droit, menée par Fredrick Reinfeldt, leader du Parti Modéré depuis 2003, a remporté les élections législatives du 17 septembre 2006, avec 48,1% des voix (modérés, parti du centre, libéraux, chrétiens-démocrates), contre 46,2% pour la coalition de gauche (sociaux-démocrates, verts, parti de la gauche).
Fredrick Reinfeldt, qui s’était engagé durant la campagne à ne pas remettre en cause les fondements économiques et sociaux d’un pays attaché à l’Etat-providence, a articulé le programme de son gouvernement autour des trois priorités suivantes : favoriser la création d’emplois, maintenir des finances publiques saines et préserver les acquis sociaux du modèle suédois.
Le Gouvernement Reinfeldt a ainsi mis en place une politique combinant incitation au travail (réduction de l’impôt sur les revenus du travail, réduction des cotisations sociales employeur, suppression de l’impôt sur la fortune, réduction de l’impôt sur les sociétés) et pénalisation du non travail (réduction du montant des allocations chômage et de leur durée, renforcement des contrôles pour lutter contre les abus en matière de prestations maladie et invalidité). Les allègements d’impôts déjà réalisés ont permis au taux des prélèvements obligatoires suédois de revenir en deçà des 48% en 2008. Un programme de privatisations a également été entrepris, interrompu à mi-parcours en raison de la crise financière. Il a toutefois contribué à la réduction de la dette publique, revenue fin 2008 à moins de 40% du PIB.
Les femmes sont très actives dans la vie politique puisqu'elles représentent la moitié des membres du gouvernement et environ la moitié des députés.
Pouvoir judiciaire
Le corps judiciaire suédois est indépendant des autres branches du gouvernement. Il comprend un système de cours à trois niveaux : la Cour suprême (Hogsta Domstolen), six cours d'appel, des cours de district et des cours municipales. La Cour suprême est la dernière cour d'appel pour toutes les affaires. La caractéristique particulière du système judiciaire suédois, imité ces dernières années par d'autres pays, est l'" ombudsman ", personnage officiel dont la tâche est de veiller à l'observation et à l'application des lois par les différentes cours et administrations. L'ombudsman est chargé d'arbitrer les différends existant entre l'administration et les citoyens, et d'apporter, après enquête, les preuves d'erreurs ou de préjudices devant une cour. Au nombre de quatre, les ombudsmans sont nommés par le Riksdag pour un mandat de quatre ans.
Pouvoir local
Le pays est subdivisé en 24 régions et 290 communes.
Dernière mise à jour : 18/02/2010


