Constitution et gouvernement
La Norvège est une monarchie constitutionnelle et parlementaire. Le Premier Ministre appelé par le roi est responsable devant le Parlement (Storting). Celui-ci, composé de 165 membres élus au suffrage universel pour une période de quatre ans, détient le pouvoir législatif et ne peut être dissous.
A l’occasion des élections législatives de septembre 2009, la coalition sortante « rouge/verte » (travaillistes, centristes et socialistes de gauche, menée par le Premier ministre Jens Stoltenberg (Travailliste), a réussi à se maintenir de justesse, obtenant 86 sièges sur 169, soit un de plus que la majorité requise. L’opposition a été pénalisée par l’incapacité des conservateurs et des progressistes à former un front commun, le Parti du Progrès (populiste) ayant construit sa stratégie sur la formation d’un gouvernement minoritaire, avec le soutien sans participation des autres partis de droite, calcul qui a donc échoué.
En chiffres absolus, les quatre partis de droite ont obtenu plus de voix que les partis du gouvernement. 49,6% des électeurs ont voté pour un des partis de droite, alors que 46,7% ont voté pour la coalition gouvernementale. Le système proportionnel fait cependant que le Parti Travailliste, le Parti du Centre et le Parti Socialiste de gauche obtiennent plus de sièges au Parlement. Ces résultats traduisent un léger tassement de la coalition au pouvoir, qui perd globalement deux sièges par rapport au scrutin précédent de 2005. C’est l’allié « Socialistes de gauche » qui recule le plus, tandis que le parti du Centre se maintient.
Le programme politique du gouvernement Stoltenberg II reconduit les inflexions sociales et environnementales de la majorité sortante : choix de dépenses publiques en faveur des collectivités locales, des familles et de l’environnement ; augmentation de la pression fiscale sur les ménages (revenus et patrimoine) et sur les entreprises ; politique d’innovation dans une optique de l’après pétrole.
La question du Grand Nord (région située au-delà du cercle polaire) est ainsi confirmée comme une priorité stratégique, au centre des questions politiques, énergétiques et environnementales. La politique énergétique norvégienne est en effet marquée par des préoccupations environnementales, avec l’objectif de devenir le pays le plus respectueux des normes les plus strictes dans ce domaine.
En matière de politique de Défense, les grandes orientations stratégiques sont maintenues (mise en avant systématique du rôle des Nations Unies, maintien d’une présence marquée dans le Grand Nord et souci de la souveraineté notamment sur l’archipel du Svalbard). Le gouvernement Stoltenberg II devra enfin gérer les tensions suscitées dans la coalition gouvernementale par la présence des forces norvégiennes en Afghanistan, particulièrement au sein de sa composante antiaméricaine et anti-OTAN, le Parti Socialiste de Gauche.
Le pays est divisé en 19 provinces (Fylke) et 435 communes. Oslo, la capitale, est à la fois une commune et une province.
Source : France diplomatie > pays-zones géo > présentation du pays
Dernière mise à jour : 10/12/2010


