Marché du travail
En général, l'employeur doit apporter la preuve qu'il n'existe pas de travailleurs mexicains ayant des qualifications équivalentes. Les spécialistes qualifiés disposant d'une expérience professionnelle et parlant couramment espagnol auront donc davantage de chance de prétendre à un poste.
Sur le plan géographique, les emplois se trouvent essentiellement dans le District Fédéral (Mexico et ses environs), à Monterrey et à Guadalajara.
Dernière mise à jour : 10/06/2009
Les profils recherchés concernent souvent des postes techniques (techniciens dans l'industrie, technicien en maintenance automobile, ingénieur qualité, responsable de maintenance raffinerie, technicien maintenance export, ingénieur superviseur en électronique, responsable essai et montage d'usine...), des postes de commerciaux, souvent dans le commerce international, des postes dans l'enseignement du français, la restauration, le secteur de la mode et des produits de luxe.
Certains secteurs ne sont pas accessibles aux ressortissants étrangers (déterminés par la loi sur l'investissement étranger), tels que le pétrole et autres hydrocarbures, l'électricité, la production d'énergie nucléaire, les minéraux radioactifs et les services télégraphiques.
Dernière mise à jour : 10/06/2009
Le salaire se compose au moins du salaire minimum auxquels peuvent s'ajouter certains compléments.
La rémunération du salarié est composée du salaire journalier (au moins égal au salaire minimum défini par la Commission nationale des Salaires Minimum ou par les dispositions de la convention collective applicable), des gratifications, primes, commissions, prestations en espèce ou avantages réservés au salarié en échange de son travail. Selon la Loi (art. 88 LFT), le versement du salaire, en liquide ou par chèque, peut se faire suivant deux modalités : les salariés effectuant des tâches « matérielles » sont payés de manière hebdomadaire ; les autres tous les quinze jours. Dans la pratique, on observe une tendance à la mensualisation de la rémunération du personnel d'encadrement.
Le montant du salaire minimum journalier est fixé chaque année pour trois zones géographiques. Ce salaire, qui peut être général ou catégoriel, ne s'applique qu'à un nombre restreint de salariés mais son évolution sert de référence aux négociations collectives sur la revalorisation des salaires. Les salaires minimaux généraux journaliers pour une journée standard de huit heures et par aire géographique en vigueur depuis le 1er janvier 2009 sont les suivants :
Zone A : 54,80 $
Zone B : 53,26 $
Zone C : 51,95$
(source : www.conasami.gob.mx/ > salarios minimos)
Les salariés ne peuvent pas effectuer plus de trois heures supplémentaires en une seule journée et ce seulement trois fois par semaine. Ces heures supplémentaires doivent être payées le double du salaire normal. Si les employés travaillent pendant leur jour de repos, ils ont droit à l'équivalent de trois fois le salaire normal correspondant à ce jour. S'ils travaillent le dimanche et même s'ils se voient attribuer un jour de repos pendant la semaine suivante, l'employeur devra leur verser une prime de 25 % en supplément du salaire journalier normal.
Les salariés ont droit à une prime annuelle (aguinaldo ou « 13eme mois ») d'un montant minimum égal à 15 jours de travail, payable normalement le 20 décembre. Les entités employant des salariés, à l'exception des bureaux de représentation et de quelques autres cas particuliers, doivent distribuer 10% des bénéfices réalisés au cours de l'année (avant impôt) à leurs employés par le biais du mécanisme "PTU" (Participacion de los Trabajadores en las Utilidades). Le haut personnel d'encadrement n'est pas concerné.
(source : www.dgtpe.fr/se/Mexique/implantation.asp > aspects juridiques et fiscaux > réglementation du travail et marché de l'emploi)
Dernière mise à jour : 10/06/2009


