Marché du travail
L'emploi au Mali : généralités
71% de la population est rurale. De plus, elle est très jeune, avec 45% de moins de 15 ans. Le taux de scolarisation dans le primaire reste faible avec 54% des enfants scolarisés. Un individu sur 5, de plus de 15 ans, est alphabétisé. Les personnes en âge de travailler représenteraient 76% de la population totale.
Un marché du travail contrasté
Le marché du travail au Mali est constitué par un secteur rural dominant, un secteur moderne, l'administration, les collectivités territoriales, un petit nombre de sociétés industrielles ou de services, quelques entreprises publiques ou semi-publiques et un secteur informel important. Sur le marché formel, le secteur privé est le premier employeur, avec 36% des emplois salariés contre 22% pour le secteur public.
Le secteur moderne
Le secteur moderne occupe actuellement quelque 75.000 personnes, dont une majorité dans les services. L'industrie est peu développée au Mali. Elle ne représente que 20% du PIB et concerne une centaine d'entreprises. Le nombre de sociétés publiques a fortement diminué suite au programme de privatisation engagé par le gouvernement depuis 1987. Le secteur public n'occupe plus que 22% des effectifs salariés du pays avec un effectif d'environ 44.000 personnes. Le commerce est la branche d'activité la plus dynamique, suivie des branches « industries manufacturières » et « Electricité-eau-gaz ».
Le secteur informel
Phénomène essentiellement urbain, le secteur informel est perçu comme une alternative au chômage, c'est un secteur « refuge ». L'emploi généré par le secteur informel représente environ 25% de la population active. On y trouve une majorité de femmes. Les entreprises individuelles ont parfois une durée de vie de moins d'un an. 68% des salariés du secteur informel ont un revenu inférieur au SMIG de 28.600 FCFA (43,39€) par mois (en 2009).
Le chômage, un phénomène urbain
Le chômage est évalué à 12% de la population urbaine contre 1% de la population rurale. Les jeunes diplômés en quête d'un premier emploi, ainsi que les femmes, sont les plus touchés. Il n'existe pas d'indemnité de chômage sur le territoire malien.
Dernière mise à jour : 06/07/2010
Secteurs à fort potentiel
Secteurs où les besoins solvables sont importants, comme l'industrie, le bâtiment et les travaux publics, l'électricité, l'assainissement, les services, notamment pour la réalisation des programmes de développement des infrastructures bénéficiant de la coopération internationale.
Secteurs à déconseiller
Les activités de commerce de détail et de l'artisanat relèvent, pour l'essentiel, du secteur informel et la concurrence occidentale est mal vue.
Secteurs non accessibles à un ressortissant étranger
L'accès aux professions libérales, notamment aux professions de santé, n'est pas ouvert aux Français, les ordres professionnels étant peu favorables à un élargissement des possibilités d'installation de non maliens. En revanche, cet accès est ouvert aux binationaux maliens / français ou ressortissants d'un état membre de l'UEMOA.
Dernière mise à jour : 06/07/2010
Deux catégories d'emplois sont occupés par les ressortissants français : des emplois de cadres ou de techniciens supérieurs, le plus souvent au sein de filiales de grandes entreprises françaises ou services de l’Etat, rémunérés en moyenne de 1500€ (techniciens) à 5400€ (cadres supérieurs) mensuels, avec parfois des avantages en nature.
D'autres Français occupent des emplois dans des conditions proches de celles du marché local où les salaires varient entre 350 et 2 000€ mensuels.
Dernière mise à jour : 06/07/2010


