Histoire
1er siècle - Le territoire de la Hongrie fait partie de l'Empire romain (provinces de Dacie et de Pannonie).
du 2ème au 5ème siècle - Occupation par les Ostrogoths, les Huns, et une peuplade turque, les Avars.
8ème siècle - Les Moraves, peuple slave, s'emparent du nord et de l'est de la région.
896 - Arrivée dans le bassin des Carpates des Magyars, tribu finno-ougrienne venue de la région de l'Oural, conduite par le Prince Arpàd.
997 - Création du royaume hongrois chrétien par Etienne 1er, fondateur de la dynastie des Arpad. Le Pape Sylvestre II lui confère le titre de majesté apostolique. Son règne durera jusqu'en 1038.
1241-1242 - Invasion mongole qui accélère la désintégration du royaume.
1308-1382 - Règne de la famille d'Anjou de Naples.
1387-1437 - Règne de Sigismond de Luxembourg.
1458-1490 - Règne de Mathias Corvin, âge d'or de la Hongrie qui devient le plus puissant royaume d'Europe centrale.
1526 - Le sultan Soliman écrase l'armée hongroise lors de la bataille de Mohacs, qui marque le début de 160 années de domination ottomane dans la partie centrale du pays. Les Habsbourg prennent le contrôle de la partie occidentale.
1687 - Rattachement de la Hongrie à la Couronne des Habsbourg.
1703-1711 - Ferenc II Rakoczi mène une guerre d'indépendance contre l'Empire des Habsbourg.
mars 1848 - Soulèvement national contre les Habsbourg, dirigé par Lajos Kossuth et Sandor Petöfi, écrasé par l'armée des Habsbourg soutenue par l'armée russe.
1867 - Création de "la double monarchie" de l'empire autrichien et du royaume hongrois, Etat fédéral comportant deux Parlements et deux capitales, Vienne et Budapest. L'empereur François-Joseph est couronné roi de Hongrie.
1919 - Ephémère République des "Conseils" conduite par un groupe de communistes dirigés par Béla Kun.
1920 - Par le traité de paix de Trianon, la Hongrie perd les deux tiers de son territoire de 1867 (Transylvanie, Croatie, Slovaquie) et de sa population.
1938-1940 - Grâce à l'Allemagne, la Hongrie, dirigée par l'Amiral Horthy, récupère une partie de la Slovaquie (1938) puis le nord de la Transylvanie (1940).
1944 - Invasion allemande pour éviter un armistice séparé entre les Alliés et la Hongrie.
1944 - Déportation de la plupart des juifs hongrois
avril 1945 - Les armées soviétiques chassent de Hongrie les forces allemandes et un régime communiste s'installe progressivement dans le pays.
1946-1953 - Période stalinienne (Rakozi, secrétaire général du PC).
1947 - Par le Traité de Paris, la Hongrie retrouve pratiquement ses frontières d'avant 1938.
août 1949 - Proclamation de la République Populaire de Hongrie.
1953-1955 - Période de destalinisation avec Imre Nagy.
4 novembre 1956 - Après l'insurrection de Budapest le 23 octobre, l'armée soviétique entre dans la ville. Le gouvernement de Imre Nagy est renversé. Janos Kadar, premier secrétaire du parti communiste, s'empare du pouvoir.
17 mai 1958 - Exécution de Imre Nagy.
1982 - Entrée de la Hongrie au Fonds Monétaire International et à la Banque mondiale.
1985 - Mise en place et poursuite de la réforme économique.
22 mai 1988 - Election de Karoly Groz au poste de secrétaire général du Parti communiste en remplacement de Janos Kadar.
23 octobre 1989 - Proclamation de la nouvelle République de Hongrie.
8 avril 1990 - le "Forum démocratique hongrois", parti de centre droit, sort vainqueur des premières élections législatives depuis 1945. Jozsef Antall devient Premier Ministre en remplacement de Miklos Nemeth.
2 août 1990 - Arpad Göncz, écrivain, est élu Président de la République par le Parlement pour cinq ans.
19 juin 1991 - Retrait des dernières troupes soviétiques du sol hongrois.
21 décembre 1993 - Péter Boross devient Premier Ministre, à la mort de Joszef Antall.
29 mai 1994 - Les socialistes gagnent les élections législatives. Gyula Horn devient Premier Ministre.
21 juin 1995 - Réélection du Président Arpad Göncz.
mars 1998 - Ouverture des négociations d'adhésion avec l'Union européenne.
24 mai 1998 - Victoire du FIDESz-MPP (Alliance des Jeunes démocrates - Parti civique hongrois), Parti de Viktor Orban lors des élections législatives. Désigné comme Premier Ministre, celui-ci signe un accord de coalition gouvernementale avec le parti des Petits Propriétaires Indépendants (FKgP) et le Forum Démocratique Hongrois (MDF).
mars 1999 - Adhésion à l'OTAN.
mai 2000 - M. Ferenc Madl est élu président pour succéder à M. Göncz
7 et 21 avril 2002 - Elections législatives en Hongrie. C'est une coalition du Parti socialiste (MSZP) et des libéraux de l'Alliance des démocrates libres (SZDSZ) qui remporte 198 sièges au Parlement (178 pour le seul parti socialiste sur un total de 386), contre 188 pour les conservateurs (FIDESZ). On note une participation record de plus de 73 %.
20 octobre 2002 - Elections régionales en Hongrie. La coalition du centre-gauche de Peter Medgyessy remporte les élections. Les socialistes et les libéraux obtiennent 45 % des sièges dans les conseils de départements et remportent les mairies de 16 des 22 grandes villes. La principale formation de droite, FIDESZ, ne recueille que 33 % des voix.
1er mai 2004 - Entrée de la Hongrie dans l'Union européenne
13 juin 2004 - Elections européennes en Hongrie : l'opposition conservatrice remporte les élections devant la coalition de centre-gauche au pouvoir. Le Fidesz, le parti conservateur de l'ancien Premier ministre Viktor Orban, obtient 47,4% des suffrages et remporte 12 des 24 sièges en jeu, tandis que le Forum démocratique hongrois (MDF, opposition) recueille 5,3% des voix et obtient 1 siège. Le Parti socialiste (MSZP, au pouvoir) obtient 34,3 % des voix (9 sièges) tandis que l'Association des démocrates libres (SZDSZ), son partenaire libéral au gouvernement remporte 7,7% des suffrages (2 sièges). Le taux de participation est de 38,5%
1er octobre 2004 - Nouveau gouvernement en Hongrie : le nouveau Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany, investi la veille, présente le nouveau gouvernement de coalition des socialistes (MSZP) et des libéraux (SZDSZ), composée de 17 membres dont deux femmes. Aux côtés de sept nouveaux ministres, F. Gyurcsany reconduit dix membres du cabinet sortant de l'ex-Premier ministre (socialiste) Peter Medgyessy. F. Gyurcsany, ancien ministre des sports dans le gouvernement sortant, dirigeait de facto le cabinet depuis le démission de P. Medgyessy, le 25 aôut 2004
5 décembre 2004 - Double référendum en Hongrie : ce référendum sur deux questions, l'octroi de la double nationalité aux 2,5 millions de Magyars vivant à l'étranger, notamment dans les pays voisins, et l'arrêt de la privatisation des institutions de santé et des hôpitaux n'est pas validé en raison de la trop faible participation. Pour l'être, il fallait qu'au moins 25% des électeurs inscrits se prononcent pour le oui ou le non. A la première question, le oui recueille 51,35% mais représentant seulement 18,58% des inscrits. A la seconde, 65,14% de 23,63% des inscrits disent oui. Majorité et opposition revendiquent toutes deux la victoire.
20 décembre 2004 - Le parlement hongrois ratifie le Traité constitutionnel de l'Union européenne : entrée le 1er mai 2004 dans l'Union européenne, la Hongrie est le deuxième pays de l'Union élargie à 25, après la Lituanie, à ratifier le traité. Le texte est ratifié par 322 des 385 députés composant le Parlement. Le président de la République, Ferenc Madl, doit signer le décret de ratification pour que le texte soit définitivement adopté
6 juin 2005 - Election présidentielle : Laszlo Solyom, candidat de l'opposition de droite, est élu au 3ème tour de scrutin président de la République par le Parlement, ouvrant une crise politique au sein de la coalition de centre-gauche au pouvoir. Ancien président de la Cour constitutionnelle, il obtient les suffrages de 185 des 368 députés. Personnalité indépendante, il pourrait chercher à accroître le rôle largement protocolaire du chef de l'Etat dans son pays
9 et 23 avril 2006 - Elections législatives : la coalition de centre-gauche sortante (parti socialiste MSZP et son allié libéral, Démocrates libres du SZDSZ ), dirigée par le premier ministre socialiste, Ferenc Gyurcsany, obtient une large victoire avec 54,4% des voix et 210 sièges sur 386. L’opposition de droite récolte 176 sièges, soit 165 à la Fidesz de l’ancien Premier ministre Viktor Orban et 11 au Forum démocratique, conservateur, qui avait refusé de faire alliance avec la Fidesz. C’est la première fois qu’une équipe est reconduite pour un deuxième mandat depuis la chute du communisme en 1989 en Hongrie, confortée par une participation de 64,36%
18-27 septembre 2006 - Manifestations en Hongrie : elles éclatent à la suite de la diffusion de l'enregistrement d'un discours prononcé à huis clos par le chef du gouvernement, Ferenc Gyurcsany devant ses partisans socialistes, dans lequel il reconnait les mensonges proférés sur le bilan de son gouvernement pour remporter les élections d'avril dernier. Les manifestations contre le gouvernement se transforment en batailles rangées avec la police dans plus d'une vingtaine de villes du pays. Avec plusieurs centaines de milliers de participants à chaque fois et des centaines de blessés, il s'agit des plus importantes manifestations en Hongrie depuis le soulèvement de 1956 contre la tutelle soviétique. Le Premier ministre Gourcsany écarte toute idée de démission alors que la crise intervient deux semaines avant la tenue d'élections locales que le Fidesz (droite), principal parti de l'opposition, veut transformer en référendum sur le gouvernement
9 mars 2008 - Référendum : le gouvernement socio-libéral de Ferenc Gurcsany subit une cuisante défaite, ses projets de réformes étant rejetés massivement lors d'un référendum initié par l'opposition de droite, dont le chef de file est l'ex-Premier ministre Victor Orban. 83% des électeurs votent contre ces mesures, visant notamment, à privatiser en partie les secteurs de la santé et de l'éducation. Le taux de participation dépasse 50%, record pour la Hongrie postcommuniste. Très impopulaires, ces mesures étaient destinées à rétablir les finances publiques pour permettre à la Hongrie de rejoindre la zone euro en 2012-2013
28 octobre 2008 – Annonce d’un prêt du FMI à la Hongrie : alors que l'économie de la Hongrie est mise à mal par la crise financière internationale, les institutions internationales annoncent un prêt au pays pour un montant total de 20 milliards d'euros. Sur ce montant, 12,5 milliards d'euros sont promis par le FMI, 6,5 milliards d'euros par l'Union européenne, et un milliard d'euros par la Banque mondiale. C’est la première aide de ce type à être accordée à un Etat membre de l'Union européenne depuis le soutien à l'Italie au début des années 1990
14 avril 2009 - Nouveau gouvernement hongrois : le 21 mars, le Premier ministre, Ferenc Gyurcsany (socialiste, MSZP), démissionne, faute de soutien parlementaire pour ses réformes impopulaires destinées à sortir le pays de sa plus grave crise économique depuis 1989. La motion de "censure constructive", déposée par MSZP le 6 avril, est avalisée par la majorité parlementaire (socialistes et libéraux de SZDSZ), ce qui permet d'éviter la dissolution du Parlement et la tenue d’élections anticipées, réclamées par l'opposition de droite (Fidesz). La formation d'un nouveau gouvernement est confiée à Gordon Bajnai, économiste sans étiquette, issu du monde des affaires et ministre de l'économie sortant. Le 14 avril, G. Bajnai présente les membres de son "équipe de spécialistes", mais annonce que son action ne durera qu'un an, jusqu'aux prochaines législatives prévues au printemps 2010. Il déclare également se contenter d'un salaire symbolique d'un forint (1/300e d'euro) et qu'il "se moque des cotes de popularité et des débats idéologiques", en promettant aux Hongrois "du sang et des larmes". Il envisage, notamment, le gel des salaires et des primes dans la fonction publique ainsi que la suppression de nombreuses aides familiales
11 et 25 avril 2010 - Elections législatives : après une large victoire au premier tour, le 11 avril, le parti de l’opposition, de centre-droit, le Fidesz, dirigé par l’ancien Premier ministre Victor Orban, remporte le 2ème tour avec 263 des 386 sièges du Parlement. La deuxième force du Parlement devient le Parti socialiste, MSZP, avec 59 sièges, revers important pour ce parti qui était au pouvoir depuis 2002. L’extrême droite du Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik) de Gabor Vona, arrive en troisième position avec 47 sièges tandis que la formation LMP, Faire de la politique autrement, d'orientation écologiste libérale, entre au Parlement avec 16 députés. Le principal gagnant, le Fidesz, promet de créer massivement des emplois, de baisser les impôts, de réduire la bureaucratie et de relancer l'économie. Cependant, sa marge de manœuvre est limitée, le budget de l'Etat hongrois étant surveillé de près par le FMI et l'Union européenne, qui lui ont porté secours en 2008 pour lui éviter un effondrement financier. Le PIB hongrois s'est contracté de 6,3% l'an dernier et le taux de chômage atteint 11,4%, un record depuis 1994. Le 29 avril, Viktor Orban présente son nouveau gouvernement composé de huit ministères contre quatorze antérieurement
26 mai 2010 - Amendement à la loi sur la nationalité : le Parlement adopte, à une large majorité (344 voix pour, trois contre et cinq abstentions), une loi sur la double nationalité qui octroie la nationalité hongroise aux trois millions et demi d'habitants de souche magyare des pays voisins. Séparés de leur patrie d'origine par le traité de Trianon en 1920, qui a fait perdre à la Hongrie les deux tiers de son territoire, dont la Slovaquie, et la moitié de sa population, ils ont désormais le droit d'obtenir la nationalité hongroise, à condition qu'ils aient "des ancêtres hongrois" et parlent la langue. C'est le parti de droite, le Fidesz, du Premier ministre Viktor Orban, victorieux aux élections législatives des 11 et 25 avril 2010, qui est à l'origine de cette initiative, avant même l’intronisation de ce dernier le 29 mai. Le Parlement avait par ailleurs validé le 20 mai une modification de la Constitution, proposée par le Fidesz, limitant le nombre de députés à 200 au lieu de 386, et divisant le nombre d’élus par deux
29 juin 2010 - Election du Chef de l’Etat : le Parlement élit Pal Schmitt à la tête de l'Etat, par 263 voix pour, 59 contre et 44 abstentions. Soutenu par le parti conservateur, le Fidesz du Premier ministre,Viktor Orban, il bat le candidat socialiste, Andras Balogh. Ancien eurodéputé depuis 2004, il avait pris la présidence du parlement hongrois après la victoire de son parti aux élections législatives d’avril 2010. Il succède au juriste Laszlo Solyom et prendra officiellement ses fonctions, essentiellement honorifiques, le 6 août 2010
Octobre 2010 - Catastrophe écologique : la digue de deux réservoirs de l'usine d'aluminium d'Ajka Timfoldgyar (ouest du pays), appartenant à la société MAL, cède, le 4 octobre, en déversant environ 1,1 million de mètres cubes de boue toxique rouge, occasionnant la mort d'une dizaine des personnes et des blessures graves pour une centaine d'autres.
21 décembre 2007- Entrée de la Hongrie dans l'Espace Schengen : l'abolition des contrôles aux frontières terrestres et maritimes de l'Union européenne est étendue à neuf des nouveaux Etats membres entrés dans l'Union en 2004. Le nouvel espace Schengen s'étend désormais sur 3,6 millions de kilomètres carrés et concerne 400 millions d'habitants
1er janvier 2011- La Hongrie prend la présidence de l'UE. Elle prend cette fonction à un moment critique où la loi sur les médias en Hongrie, entrée en vigueur ce même jour, est dénoncée comme une atteinte aux droits de la presse par plusieurs capitales européennes dont Berlin, Londres et Paris. Parmi les priorités hongroises figurent notamment : le renforcement de la coordination des politiques économiques, avec le programme "stratégie Europe 2020", la poursuite de l'élargissement et l'intensification de la coopération dans les Balkans, avec l'adhésion de la Croatie et l’organisation du deuxième sommet du Partenariat oriental, les réformes économiques visant à stabiliser la zone euro, l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'espace Schengen, l’intégration des Roms ainsi que la sécurité énergétique.
Source : la Documentation française
Dernière mise à jour : mars 2011


