Marché du travail
La plupart des Français expatriés travaillent dans le secteur tertiaire. Il existe des emplois dans le secteur du tourisme pour les magyarophones et dans les ressources humaines pour les francophones.
Professions réservées
La fonction publique est un secteur non-accessible à un ressortissant étranger.
Dernière mise à jour : 11/05/2011
En Hongrie, il existe un salaire minimum garanti, dont le montant est fixé par le gouvernement chaque année. Le montant du salaire minimum est unitaire au niveau national et s’applique obligatoirement à l’ensemble des employeurs et des salariés. À partir du 1er janvier 2011, le montant du salaire minimum est de 78 000 HUF pour le salaire mensuel, de 17 950 HUF, pour le salaire hebdomadaire, de 3 590 HUF pour le salaire journalier et de 449 HUF pour le salaire horaire. Le salaire minimum garanti des travailleurs ayant une formation de niveau secondaire ou occupant un poste qui nécessite au moins une formation professionnelle de niveau secondaire s’élève à 94 000 HUF. Les cotisations des personnes employées selon les critères de l’embauche simplifiée se montent à 500 HUF en cas de travail intérimaire dans l’agriculture, à 500 HUF en cas de travail intérimaire dans le tourisme et à 1 000 HUF en cas de petits jobs.
L’employeur est tenu de verser un salaire au travailleur et il n’y a pas de dérogation à cette règle. Un salaire peut être établi sur la base soit du temps de travail, soit du rendement, soit à la fois du temps de travail et du rendement.
Le salaire du travailleur doit être calculé et payé en une fois pour chaque mois.
Cependant, les parties peuvent convenir d’une disposition différente. Les deux méthodes de paiement du salaire sont le paiement en espèces ou le paiement par transfert bancaire. L’employé reçoit une fiche détaillée relative à son salaire. Les déductions du salaire ne peuvent être effectuées que sur la base d’une loi, d’une décision exécutoire ou de l’accord du travailleur. La fiche de paye contient le montant brut du salaire du travailleur, le montant des prestations d’assurance sociale (par ex. les allocations familiales), le montant des impôts anticipés déduits, de la cotisation salariale, de celles de l’assurance maladie et de pension et, enfin, le montant net du salaire payé.
L’employeur déduit du salaire brut de la personne privée les cotisations suivantes qu’il verse au NAV (à l’Office national du Fisc et des Douanes) :
- 27 % de cotisations sociales payables par l'employeur, la limite supérieure étant de 7 665 000 HUF,
- 1,5 % de contribution à la formation professionnelle
- la quote-part de l’assurance pension est de 10 % de cotisation d’assurance vieillesse, à verser soit à la caisse de retraite de l’État, soit à une caisse de retraite privée ;
- 7,5 % de cotisation à l’assurance maladie, dont 4 % pour les prestations en services et 2 % pour les prestations en espèces, ainsi que 1,5 % de cotisation assurance pour le marché du travail
- l’impôt sur le revenu des personnes physiques.
En 2011, la part patronale des cotisations à la Sécurité sociale est de 27 %, qui se répartit de la manière suivante : 24% vont au Fonds d’Assurance vieillesse et les 3 % restants se répartissent entre le Fonds d’assurance maladie (76,19 %) et le Fonds du marché du travail (23,81 %). Les montants des cotisations sont transférés quotidiennement par le NAV aux fonds concernés.
Il est à noter qu’une cotisation à l’assurance pour la prépension a été introduite. Elle est payée par l’employeur ou l’entrepreneur indépendant qui emploie des travailleurs à des postes donnant droit à la prépension (pression psychique élevée, exposition à certains risques). Le taux de cette cotisation est de 13 %. Si l’employeur est étranger, les mêmes taux sont à appliquer, à la différence près que lorsque le salarié est membre d’une caisse de retraite privée, le taux de cotisation à verser n’est que de 2 %. Le versement peut être effectué avec une fréquence mensuelle au compte en banque du NAV spécialement destiné à cet effet soit par l’employeur étranger, soit par son mandataire, à défaut de quoi il appartient au salarié de s’acquitter du versement de la cotisation en question.
Le dispositif START favorise l'entrée sur le marché du travail des jeunes en début de carrière en diminuant les cotisations sociales de l'employeur. Pour les employés travaillant avec une carte START, qui ont reçu une formation du premier ou du second degré les cotisations s'élèvent à 10 % la première année et à 20 % la seconde année. Pour les salariés diplômés de l'enseignement supérieur, les cotisations sociales salariales s’élèvent à 10 % pendant les 9 premiers mois et à 20 % pendant les trois mois suivants. Les employés revenant au monde du travail à la suite d’un congé parental ou des soins d’un membre de leur famille peuvent bénéficier de cet avantage pendant deux ans, les cotisations s'élèvent à 10 % la première année et à 20 % la seconde année. Pour les employeurs qui font appel à des demandeurs d’emploi de longue durée ou âgés de plus de 50 ans, la cotisation sociale salariale est de 0 % pendant la première année et de 10 % pendant la seconde. Les avantages ne peuvent dépasser le double du salaire minimum. Au-dessus de ce montant, ce sont les règles générales de cotisation qui s'appliquent. Lorsqu'un salarié disposant d'une carte START ou choisissant le système EKHO occupe un poste donnant droit à la prépension, l’employeur doit payer non seulement les cotisations réduites, mais également la cotisation à l’assurance pour la prépension. Si le système EKHO est choisi, il y a lieu de verser une cotisation de 15%.
(Source : EURES Rubrique " vivre et travailler ")
Exemples de salaires pour des Français (chiffres de 2010)
- Assistant : 1 500 euros/mois ;
- Directeur : 2 800 euros/mois ;
- Ingénieur : 3 000 à 3 500 euros/mois.
Peuvent s'ajouter des primes (écolage, assurance vie, chèques vacances, habillement, etc)
Dernière mise à jour : 11/05/2011


