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Economie

Présentation générale

L’Espagne doit faire face depuis 2008 à la crise économique la plus sévère de son histoire démocratique. Avec une récession de -3,6%, une explosion du déficit public à 11,2% du PIB en 2009 et un taux de chômage à 20,05%, les perspectives de sortie de crise sont aujourd’hui incertaines.

L’Espagne fait face à une crise plus profonde et plus durable que ses voisins européens

2009 a enregistré une contraction du PIB de 3,6%. En 2010 le pays devrait aussi faire face à une croissance négative, mais de moindre ampleur : -0,3% selon le gouvernement et l’OCDE, -0,4% et -0,7% selon la Commission européenne et le FMI. L’Espagne devrait être la seule grande économie à être dans cette situation en 2010.

L’Espagne enregistre le plus fort taux de chômage de la zone euro et de l’OCDE

Depuis plus de 10 ans, le marché du travail espagnol s’était inscrit dans une forte tendance à la baisse du chômage : celui-ci était, en effet, passé de plus de 24% en 1994 à 8% début 2007 malgré une croissance rapide de la population active. Mais l’économie espagnole a surtout créé des emplois peu qualifiés, en particulier dans le secteur immobilier, où l’éclatement de la bulle a provoqué une progression rapide du nombre de chômeurs. Le taux de chômage s’établit à 20,05% de la population active au 1er trimestre 2010, soit 4,6 millions de chômeurs officiels. L’économie espagnole ne devrait pas créer d’emploi avant 2011.

La réduction du déficit public devient la priorité du gouvernement espagnol

Depuis 2000, la forte croissance avait contribué à faire de l’Espagne un des rares pays de l’Union européenne conjuguant excédent budgétaire (1% du PIB en 2005, 2% en 2006 et 2,2% en 2007) et faible dette publique (ramenée de 67% en 1996 à 36,2% du PIB en 2007).

La dégradation de la conjoncture économique et l’important soutien financier mis en œuvre par les pouvoirs publics se sont, néanmoins, répercutés très rapidement sur les finances publiques. L’excédent budgétaire s’est rapidement converti en un déficit à hauteur de 3,8% du PIB en 2008 qui a explosé à 11,2% en 2009. La dette publique, qui avait été ramenée à 36,2% du PIB en 2007, se situe, quant à elle, à 53,2% du PIB en 2009 et devrait atteindre son maximum, selon le gouvernement, en 2012 à 74,3% du PIB.

Le risque de dérive des finances publiques et les exigences communautaires ont conduit le président du gouvernement, José Luis Rodríguez Zapatero, à concentrer ses nouvelles priorités sur l’assainissement des comptes publics. Ainsi, dans son programme de stabilité, le gouvernement espagnol a annoncé un ensemble de mesures de consolidation budgétaire afin de ramener le déficit public de 11,2 % du PIB en 2009 à 3,0 % du PIB en 2013.

Des mesures d’austérité drastiques

Le Plan d’austérité budgétaire présenté par le gouvernement fin janvier 2010 et qui visait notamment à réduire les dépenses publiques de 50 Md d’Euros entre 2010 et 2013, n’a pas réussi à contenir les tensions sur les marchés financiers qui ont culminé le vendredi 7 mai, avant le signal fort apporté par l’Union européenne d’un accord sur un Plan de stabilisation de la zone Euro de 500 Md d’Euros.

Sous la pression de l’UE et des marchés, José Luis Zapatero a été contraint d’annoncer le 12 mai dernier un plan de rigueur drastique, dont les principales mesures visent à accélérer la réduction du déficit public que les autorités souhaitent ramener de 11,2 % du PIB en 2009 à 3,0 % du PIB en 2013.

Ces mesures, dont le gain pour l’Etat est estimé à 15 milliards d’Euros sur 2010-2011 (1,5 point de PIB), prévoient notamment une baisse des salaires des fonctionnaires de 5 pour cent en moyenne à partir de juin 2010, puis leur gel en 2011, la suspension de la revalorisation de certaines retraites en 2011, une diminution de l’investissement public de 6 Milliards d’Euros pour 2010 et 2011. Les communautés autonomes devront, de leur coté, participer à l’effort budgétaire pour 1,2 milliard d’Euros en 2010 et 2011.

Des réformes structurelles en cours

Malgré l’attitude dorénavant hostile des centrales syndicales, le chef du gouvernement a rappelé lors de son discours sur l’état de la nation, le 14 juillet 2010, la nécessité pour l’Espagne de mettre en place un nouveau modèle basé sur l’économie durable. Il a confirmé sa détermination à mener à bien des réformes structurelles qui doivent « permettre d’assainir le tissu économique et financier et de restaurer la confiance ». Outre la réforme du marché du travail qui a fait l’objet, le 22 juin, d’un décret-loi, et qui a pour objectif de le rendre plus flexible, le gouvernement a entrepris la réforme du système des retraites, marqué par le passage de l’âge de départ à la retraite de 65 ans à 67 ans et l’allongement de la durée de cotisation, et une restructuration du secteur bancaire, qui se traduit par la fusion et la consolidation du réseau des caisses d’épargne.

Un budget 2011 placé sous le signe de l’austérité

Au lendemain d’une grève générale assez suivie dans l’ensemble du pays, le gouvernement a présenté au Parlement, le 30 septembre 2010, un budget placé sous le signe de l’austérité : « le budget le plus austère de ces dernières années », selon les observateurs. Le projet prévoit une diminution de 7,9 % des dépenses de l’Etat et de 15,6 % en moyenne des crédits des ministères.

Source : site de France diplomatie > pays-zones géo > Espagne > présentation du pays

Agriculture

L'agriculture occupe 7% de la population active et contribue pour 2,6 % au PNB du pays.

La superficie agricole utile de l'Espagne, supérieure à celle de la France, est une des plus vastes d'Europe. Ses 25 millions d'hectares, dont 7 de prairies et pâturages et 18 de terres cultivées, couvrent 50 % du territoire national.

Bien que se modernisant, l'agriculture espagnole reste globalement encore peu productive, et ne permet pas à l'Espagne d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Le milieu naturel espagnol se caractérise par de nombreux handicaps : altitude (plus de 60 % >600 m), pentes, pauvreté des sols. La climatologie montre une grande diversité, depuis le régime quasi tropical du Sud-Est à celui de haute montagne des Pyrénées ou du système central. Globalement, il est marqué par une pluviométrie réduite. Dans ce contexte, l'intervention humaine a créé une mosaïque de paysages agricoles et introduit des cultures très diversifiées.

Les principales cultures sont l'orge (4ème rang mondial), le blé, le maïs, la betterave à sucre, la pomme de terre, la vigne (3ème rang mondial pour la production de vin derrière la France et l'Italie), l'olivier (1er producteur mondial d'huile d'olive).

L'Espagne pratique la culture intensive sous serre d'une grande variété de primeurs (fruits et légumes) destinés à l'exportation. La récolte des oranges (5ème rang mondial pour la production, 1er rang pour l'exportation), lui procure des revenus non négligeables. La Catalogne, les régions de Murcie et Valence sont les plus productives dans ce domaine. Les cultures maraîchères sont largement destinées à l'exportation vers l'Union européenne, et sont concentrées le long du littoral méditerranéen, de Valence à Malaga, ainsi qu'à Huelva (fraises), sur l'Atlantique, à la frontière du Portugal.

Le cheptel se compose de bovins, d'ovins (la production ovine et caprine représentent aujourd'hui 25 % de la production communautaire) et de porcins (2ème rang des producteurs européens). La pêche est également très active.

Energies et Industries

Ce secteur occupe 29% de la population active et contribue pour 27% au PNB du pays.

L'Espagne figure parmi les pays les plus autosuffisants de l'UE en matière d'extraction non énergétique. Elle possède des exploitations minières (charbon, lignite, fer, uranium, mercure, zinc, wolfram, plomb, cuivre, saline, potasse) mais celles-ci ne survivent que grâce aux subventions publiques. De ce fait, l'Espagne reste importatrice de minerai. L'Espagne est le premier producteur de granite et le second de marbre.

L'industrie est diversifiée et concerne les secteurs suivants : textile (Catalogne), chaussures, agroalimentaire, sidérurgie (Pays basque et Asturies), métallurgie, chimie, construction automobile et navale. L'Espagne est le troisième producteur automobile en Europe (derrière l'Allemagne et la France) et le cinquième à l'échelle mondiale.

Services

Les services occupent 64% de la population active et contribuent pour 59,5 % au PNB du pays.

Le secteur tertiaire se caractérise par un grand nombre de personnes employées dans l'administration publique et dans le tourisme. Ce dernier est le moteur économique des régions telles que les îles Baléares, Canaries, et le littoral méditerranéen. Les devises dérivées du tourisme contribuent à freiner le déficit de la balance commerciale.

Le tourisme est le principal secteur économique espagnol. Il emploie près de 2,3 millions de personnes, soit près de 11 % de la population.

En résumé

Commerce extérieur (2009)

Principaux clients : France (18.3 %), Allemagne (10.5 %)

Principaux fournisseurs : Allemagne (14.7 %), France (12.0 %)

Dernière mise à jour : juin 2011

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