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Marché du travail

Particularités

Contexte

Secteurs à fort et faible potentiel

Barèmes de rémunération

  Particularités

Le nombre de travailleurs aux EAU s'élève à 3.9 millions, soit une population active représentant environ 47% .

Particularité de ce marché : sur ces 3.9 millions de travailleurs 85 % sont des travailleurs étrangers, les nationaux ne constituant actuellement que 15% de la force de travail.

La politique nationale d' « émiratisation »

Les autorités ont lancé une politique « d'émiratisation » visant à inciter le recrutement prioritaire des travailleurs nationaux. Les mesures prises contribuent à fermer l'accès à certains secteurs et/ou emplois aux candidats étrangers.

Cette politique a deux priorités : d'une part, le recrutement des jeunes diplômés nationaux de plus en plus nombreux sur le marché du travail et d'autre part, la lutte contre le chômage dont le taux serait de 4,2%, Abu Dhabi étant l'émirat enregistrant le plus grand nombre de chercheurs d'emploi (statistiques de la National Human Resources Development Authority, « Tanmia »).

Ne sont compris dans les statistiques du chômage que les nationaux, les étrangers ne pouvant être, par hypothèse, chômeurs (le sponsorship d'un employeur étant nécessaire pour l'obtention d'un visa de résidence, voir partie législation).

La politique d'émiratisation s'exerce cependant avec des degrés divers selon le secteur et le statut des entreprises et selon les postes.

Sont principalement visés :

- le secteur public ;

- les banques, les assurances.

Ainsi, les assurances et banques sont tenues de respecter un quota annuel " d'émiratisation " fixé respectivement à 4 et 5%. Si ces quotas n'ont pas été atteints en 2005 dans l'ensemble des banques et assurances, les statistiques font état cependant d'une forte augmentation de recrutement des nationaux, notamment de femmes, lesquelles constituent désormais 36,7% des travailleurs du système bancaire ;

- Les sociétés de négoce de 50 salariés ou plus : 2% d'émiratisation par an ;

- Les agences de voyage et de tourisme, les agences d'intérim, les agences immobilières, pour lesquelles est demandé la complète émiratisation des postes d'administratifs ;

- Création d'un poste de " Public relation officer " (PRO) dans les entreprises privées de plus de 100 salariés.

Dernières mesures prisespour :

- Les postes de directeur des ressources humaines (HR manager) dans toutes les entreprises privées ;

- Les postes de secrétariat dans toutes les entreprises privées. Les compagnies doivent s'adresser à TANMIA pour leurs besoins en recrutement.

Les effets de la politique d'émiratisation doivent en effet être relativisés, l'offre restant fortement élevée (300 000 nouvelles offres d'emploi devrait être créées chaque année jusqu'en 2015 et seulement 13 000 nouveaux diplômés nationaux entreraient chaque année sur le marché).

Si le jeune diplômé français devrait rencontrer de plus en plus de difficultés sur le marché du travail des EAU, il en est différemment des personnes déjà dans la vie active, lesquelles conserveront l'avantage de l'expérience par rapport au jeune diplômé national.

L'emploi dans les différents secteurs d'activité

Des informations sur l'emploi sont données sur le site www.dubai.ae/en.portal > employment

Dernière mise à jour : 18/04/2011

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  Contexte

Caractéristiques générales de l'emploi

L'emploi aux Emirats Arabes Unis se caractérise par un marché fortement concurrentiel et cosmopolite avec une forte mobilité des salariés.

Un niveau de qualification d’au moins 3 à 4 années d’études supérieures est exigé, complété par une expérience d’au moins 3 à 4 années, si possible à l’international.

Il est donc difficile pour un tout jeune diplômé de trouver un emploi aux Emirats. Le contrat VIE constitue la meilleure approche du marché de l’emploi pour un jeune diplômé.

Un marché fortement concurrentiel

Le marché est très attractif mais également très concurrentiel en raison du nombre important d'immigrés venant en particulier des pays d'Asie du Sud-est et d'autres pays en voie de développement. Cette immigration répond à une offre en emplois peu qualifiés mais tend de plus en plus à satisfaire les offres d'emplois pour des postes de cadres, cadres supérieurs et ingénieurs. Cette forte croissance de main d'œuvre en provenance de ces pays favorise la tendance à la baisse des niveaux de rémunération, rendant ainsi le marché moins attractif pour des français.

Un marché cosmopolite

Des personnes de nationalité, de culture, de religions diverses travaillent ensemble . Cela représente un enrichissement incontestable mais également parfois des difficultés : il convient de faire preuve d'une capacité de compréhension et d'adaptation.

Plus de 200 nationalités sont représentées aux Emirats.

Un marché dont la langue utilisée est l'anglais

L'anglais est la langue indispensable, utilisée dans le cadre du travail. Si l'arabe peut être apprécié parfois exigé, il n'est pas suffisant pour exercer une activité dans le secteur privé (voir : ce que recherchent les employeurs).

Une forte mobilité des salariés

La forte mobilité des salariés (changement d'entreprise) aux EAU est due probablement d'une part à l'esprit anglosaxon dans le monde du travail (changer d'employeur n'est pas un obstacle psychologique particulier) et d'autre part à la souplesse de la législation du travail concernant la rupture du contrat de travail qui impacte dans les deux sens : plus de licenciements et de démissions mais également moins de barrières au recrutement. Les entreprises sont souvent les premières à se plaindre de ce "Turn Over" et ont beaucoup de mal à fidéliser leurs salariés.

Dernière mise à jour : 18/04/2011

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  Secteurs à fort et faible potentiel

Les secteurs à fort potentiel

Abu Dhabi

Les secteurs : Pétrochimie, raffinage, transformation du gaz, production d'électricité, dessalement d'eau de mer

Les grands programmes d’équipements de l’Etat et l’industrie lourde

De nombreux projets portant sur de grandes infrastructures existent, tels les programmes de transports urbains, les autoroutes et les ponts.

Les énergies renouvelables et les hautes technologies

Abu Dhabi souhaite prioriser le développement des énergies renouvelables et particulièrement dans les domaines suivants : le recyclage, le traitement des déchets, les énergies solaires et éoliennes.

La ville s’intéresse également aux hautes technologies et particulièrement dans l’aéronautique, l’armement ainsi que la microélectronique.

La santé

Le pôle de sante Health Care Unit a été crée afin de couvrir les besoins du marché local et celui des régions du Golfe.

L’éducation et la culture

L’éducation et la culture française s’installe dans la capitale émirienne avec la Sorbonne Abu Dhabi et l’ouverture prochainement du Louvre.

Le tourisme haut de gamme

Avec de nombreux projets basés autour du tourisme (Yas Island, Ferrari World..), l’objectif de la ville est de passer de 1,5 millions de touristes annuels à plus de 2,3 millions en 2013.

Dubai

Les secteurs a fort potentiel : l’Agro-alimentaire, le Commerce et les Services , l’Industrie Légère, le Tourisme et la Santé

La santé

Pour répondre aux besoins du marché interne en pleine croissance, Dubai veut s’imposer comme la référence régionale du tourisme de santé notamment à travers des partenariats avec des grandes institutions de santé internationales du secteur privé. Cette volonté est traduite par la création de Dubai Heath Care City et du développement de DUBIOTECH, la nouvelle zone franche de recherche médicale.

Le tourisme et l’hôtellerie

Les populations aisées des pays alentours (Chine, Inde, Pakistan, Arabie Saoudite, Iran..) font de Dubai une destination de choix car l’offre n’existe pas ou très peu dans leurs pays. Le taux d’occupation des hôtels est de 72 %.

Le développement continu de l’infrastructure hôtelière est toujours source d’opportunités pour les entreprises participant à ce secteur, de la construction au design d’intérieur.

Le marché agro-alimentaire

Les Emirats Arabes Unis constituent le deuxième marché alimentaire au sein du GCC* derrière l’Arabie Saoudite.

Environ 50% des importations alimentaires sont réexportées vers 160 pays dont les pays du Golfe, le sous-continent indien, l’Afrique du Nord et de l’Est ainsi que récemment l’Asie Centrale, faisant de Dubaï l’un des plus grands ré-exportateurs de denrées alimentaires au monde. En effet, des infrastructures efficaces (mer et aéroports) associés à de larges zones de libre échange font de Dubaï un hub commercial pour l’ensemble de la région.

Les secteurs de la distribution et le Commerce

Ce secteur est le deuxième employeur des Emirats avec plus de 20% des emplois dans ce secteur.

Les prévisions de croissance de ce secteur sont très prometteuses. La diversification de l’offre et son développement correspondent à la diversité de la population et à sa croissance.

Malgré la petite taille de la population de ce pays, celui-ci représente l’un des marchés les plus intéressants et les plus sophistiqués de la région du Golfe et du Moyen-Orient.

Les secteurs à faible potentiel

L'immobilier

Depuis le dernier trimestre 2008, ce secteur a été très fortement touché par la crise et propose majoritairement des postes dont la rémunération se compose d’un fixe « faible » et d’un variable « très irrégulier ».

Le secteur public, les banques, les assurances

Le secteur public recrute essentiellement les nationaux. Quant aux banques et assurances, la politique d'émiratisation devrait conduire à court/moyen terme au remplacement des travailleurs étrangers par des nationaux y compris dans les compagnies françaises, excepté pour les postes de haut encadrement.

Les fonctions à faible potentiel

Les recrutements dans les fonctions « support » (Communication, Marketing, RH, …) ont été fortement affectés par la crise, par conséquent la concurrence est devenue plus forte dans ces postes là et la priorité sera donnée aux candidats possédant déjà une expérience locale.

Les secteurs et fonctions « porteurs » pour les français

Les postes dans les institutions françaises

Ces postes sont très peu nombreux : il s'agit des postes d'enseignants/professeurs dans les établissements d'enseignement français, des employés des consulats et ambassades. Ces établissements/institutions mettent à jour régulièrement les postes disponibles sur leurs sites internet.

Les postes dans l’hôtellerie

Ce secteur à Dubai a été en crise durant l’année 2009 mais reste cependant un des secteurs majeurs. Le savoir-faire français sera recherché dans les fonctions de « Chef de cuisine », « Chef », sommeliers et restaurant managers.

Concernant les postes moins qualifiés, les salaires très faibles attirent peu les candidats français. Priorité sera également donnée aux managers d’établissements grande capacité (200/300 couverts) plutôt que de petites structures de l’hôtellerie de luxe.

Le luxe

Les Français possédant une expérience préalable dans ce domaine sont appréciés dans les départements marketing/commerciaux des entreprises de ce secteur (joaillerie, horlogerie, parfums, cosmétiques, maroquinerie, habillement). Le fait d'être français véhicule plus facilement l'image du luxe et du raffinement. Une expérience dans les pays du Golfe est cependant appréciée et la langue arabe de plus en plus recherchée.

Les secteurs dans lesquels se trouvent principalement les sociétés françaises

La présence française aux E.A.U. est forte d'environ 300 implantations d'entreprises françaises essentiellement localisées à Dubaï et à Abou Dhabi, dont plus de la moitié a une compétence géographique régionale. Il est à noter de plus en plus d’opportunités dans les autres pays du Golfe pour ces entités régionales (Arabie Saoudite, Qatar, Oman, Yémen)

Ces entreprises sont largement concentrées dans le secteur traditionnel de l'énergie (les hydrocarbures principalement avec le pétrole et le gaz, puis l'électricité et l'eau). En dehors de ces secteurs de l'énergie, l'on trouve également une forte présence des entreprises françaises dans les activités de la défense, du transport, de l'agroalimentaire, du tourisme, des biens de consommation, de la grande distribution et de l'industrie du luxe.

Si ces entreprises constituent un terrain privilégié d'emploi pour les français, il convient d'insister sur le fait que certains postes sont naturellement réservés à des personnes recrutées en tant qu'expatriés et donc au départ de France, notamment les postes de haut encadrement ainsi que les postes très spécialisés.

Les autres postes faisant l'objet de contrats de droit local, seront ouverts à toutes les nationalités et sur des critères d’expérience internationale ou régionale plutôt que des critères de nationalité française essentiellement.

Le candidat français ne devra pas limiter ses recherches aux seules entreprises françaises, les qualités des travailleurs français étant recherchées également par les autres entreprises. Il convient d'ailleurs de préciser que le candidat pourra se voir offrir par les entreprises locales des postes qu'il aura plus de difficultés à trouver dans des groupes français car « naturellement» réservés aux expatriés.

Dernière mise à jour : 18/04/2011

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  Barèmes de rémunération

Il n'existe pas de grille des salaires avec minimum garanti. Les salaires sont fixés librement par les employeurs.

De très fortes disparités peuvent exister pour un même poste entre plusieurs entreprises.

Le marché local peut proposer des salaires nettement inférieurs à ceux proposés en France pour les emplois peu ou non qualifiés. En effet, ces postes sont largement pourvus par des travailleurs d'origine non européenne. Généralement, tous secteurs confondus, les emplois peu qualifiés ne peuvent satisfaire aux exigences salariales des chercheurs d'emploi français.

La notion de package

Il convient d'étudier attentivement le " package " qui comprend le salaire de base « basic » et différentes indemnités et commissions:

- Commissions sur vente ou sur objectifs, intéressement…

- l'indemnité logement « Housing allowance »

- l’indemnité de déplacement « Car allowance »

- L’indemnité téléphonique « Phone allowance »

Elles peuvent êtres versées sous forme de salaire ou en nature (Mise a disposition d’un véhicule par exemple). Elles ne sont pas obligatoires et dépendent de la fonction et du niveau de poste occupé.

En plus de ce salaire et de ces indemnités, il est pour habitude de rajouter :

- Une assurance santé (dont la couverture est très variable)

- Un billet d’avion aller-retour par an dans le pays d’origine

Ces avantages bien que quasiment systématiques n’ont pas de caractère obligatoire.

Il est déconseillé d'accepter une rémunération sans fixe " convenable ", de nombreux abus ayant été constatés.

Le candidat français ne doit pas perdre de vue que la plupart des avantages du système français seront perdus (cotisations à la retraite, sécurité sociale). Il est donc nécessaire de souscrire à des caisses et/ou assurances privées. Les frais de santé étant élevés, il convient de souscrire une bonne assurance.

Il doit également tenir compte d'un coût de la vie élevé, notamment pour le logement et la scolarité.

Les salaires sont nets d'impôt.

A titre indicatif, quelques fourchettes de salaires mensuels (contrats locaux) sont données ci-après :

Poste

salaire de base mensuel

Directeur des ventes/ Directeur de marketing

entre 18 000 et 25 000 AED

Responsable commercial, Responsable clientèle, Responsable Marketing

entre 12 000 et 20 000 AED

Assistant de marketing

entre 8 000 et 10 000 AED

Chef de produit

entre 12 000 et 16 000 AED

Technicien supérieur

entre 7 000 et 9 000 AED

Logisticien (junior)

entre 7 000 et 9 000 AED

Assistante administrative

entre 6 000 et 10 000 AED

Assistante de direction trilingue

entre 10 000 et 14 000 AED

Le montant du salaire dépendra également de l'expérience professionnelle. Un jeune diplômé se situera bien évidemment dans la fourchette la plus basse.

Dernière mise à jour : 18/04/2011

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