Economie
Présentation générale
L’économie chypriote a connu depuis cinq ans une croissance de 4%, en moyenne annuelle, accompagnée du quasi plein emploi, qui s’explique par l’existence d’un secteur privé dynamique et une ouverture aux échanges extérieurs. La population a ainsi vu son revenu augmenter( PIB par tête passé de 90,2% en 2006 à 94,6% de la moyenne européenne en 2008).
Cette économie moderne est caractérisée par des progrès en particulier dans les services. En 2008, les services privés réalisent près de 60% de la valeur ajoutée totale (dont 31% pour le secteur commerce, hôtels et restaurants, transports et communications et 27% pour le secteur activités financières, immobilier, location et services aux entreprises). Le poids de l’industrie est faible (10%). Elle est talonnée par le secteur de la construction (8%). Le secteur agricole occupe une place marginale (2%). Le tourisme détient une place particulière : d’un côté, son poids reste important (environ 10% du PIB en 2009).
Dans le secteur immobilier, certains interlocuteurs ont mentionné une surchauffe, culminant en 2007. A l’origine de cette forte croissance, la demande interne, soutenue par le dynamisme démographique de l’île, et étrangère (Royaume-Uni, Russie).
Enfin, le secteur bancaire a connu une forte expansion. Les encours de prêts au secteur privé domestique (ménages et entreprises) ont augmenté en 2007 et 2008 respectivement d’environ 16% et 27% en moyenne annuelle. Les banques disposaient au 1er janvier 2009 de près de 58 Mds d’euros de dépôts.
Chypre est officiellement entrée en récession au deuxième trimestre 2009 avec une contraction de son PIB de 0,4%. Celle-ci s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année 2009 en raison de l’effondrement des marchés de la construction et de l’immobilier, couplé à celui du tourisme qui les stimulait. Le nombre d’arrivées de touristes est en baisse de plus de 10 % en 2009 et les revenus liés au tourisme ont décélérés de 15,5 %. En outre, la demande étrangère dans le secteur de l’immobilier demeurerait faible en 2010.
Ce mouvement s’accompagne d’une hausse du chômage (en particulier dans les secteurs de la construction et du tourisme) qui atteint le pic de 5,6 % en 2009 et selon les projections de la Commission, atteindrait 6,6 % en 2011. La consommation des ménages enregistre une croissance négative en 2009 de 1,4 % et resterait atone sur la période 2010-2011 avec une croissance estimée respectivement à 0,3 et 0,6 % malgré une hausse des salaires. L’inflation, faible en 2009, devrait rapidement atteindre 2,5 % en raison de la hausse des prix du pétrole.
Les importations ralentiraient de 16 % en 2009 et de 1,5 % en 2010 en raison d’une consommation interne en berne. Les exportations, qui enregistrent une contraction de 15 %, devraient renouer plus rapidement avec la croissance avec une hausse de 0,7 % en 2010 et 3,4 % en 2011, grâce à l’amélioration de la situation économique des principaux partenaires de Chypre. La dégradation de la balance commerciale se résorberait légèrement en 2010 puis retrouverait en 2011 le niveau de 2009 (-24 % du PIB) : la hausse des exportations ne contrebalance pas l’excès traditionnel du montant des importations. La difficulté à résorber le déficit commercial résulte d’une détérioration de la compétitivité : les hausse des salaires est plus rapide que celle de l’activité.
Le déficit public est estimé à 3,5 % du PIB en 2009 et 5,7 % en 2010 selon la Commission européenne (2,9 % et 4,5 % respectivement selon le gouvernement chypriote) en raison d’une hausse des dépenses (surtout sociales, en hausse de 7 % dans le budget de 2010 principalement à destination des retraites et du secteur de la construction) et, parallèlement, d’une diminution des recettes fiscales.
Chypre devrait renouer avec la croissance en 2010-2011.
Le ministre des Finances a annoncé des mesures pour réduire les dépenses de l’Etat (gel des embauches de fonctionnaires sur les 18 prochains mois par exemple) et augmenter les recettes fiscales. Par ailleurs, le gouvernement a obtenu l’accord de la Commission pour l’émission de bons à hauteur de 3 milliards d’euros et pour une durée de trois ans afin d’accroître les liquidités des banques. A terme, cette mesure devrait faciliter les conditions de prêts et par conséquent, favoriser la consommation des ménages et les investissements. La ministre du Travail, Soteroulla Charalambous, a indiqué que deux programmes seraient prochainement exécutés pour soutenir l’emploi et réinsérer les chômeurs sur le marché du travail.
Source : France diplomatie > pays-zones géo > Chypre > présentation du pays
Agriculture
Le poids relatif de l'agriculture dans l'économie nationale, encore important dans les années 70, n'a depuis lors cessé de décliner au profit d'autres activités. Un environnement naturel défavorable ainsi que l'ouverture, bien que graduelle, du marché à la concurrence internationale sont à l'origine de cette régression qui s'est produite malgré une politique active de soutien de la part du gouvernement. Durant la période comprise entre 1985 et 1999, le poids des produits agricoles dans les exportations domestiques chypriotes s'est réduit à 17,7%.
Energies et Industries
Le domaine industriel, essentiellement constitué de PME, a connu un développement significatif dans les quatre années qui ont suivi le conflit de 1974. Depuis la fin des années 1970, ce secteur est en déclin et cède progressivement sa part de l'activité économique au profit des services. Ce phénomène, lié à un faible transfert de l'activité industrielle vers une production à forte valeur ajoutée et à une moindre compétitivité des secteurs traditionnels, explique en partie le déficit de la balance commerciale du pays.
Services
Le secteur des services a connu un essor très important au cours des deux dernières décennies, sous l'effet conjugué notamment du développement du commerce international et du tourisme.
Relations commerciales avec la France
Exportations françaises (2010)
Equipements mécaniques, matériel électrique, électronique et informatique (106,3 millions d’euros)
Matériels de transports (60,8 millions d’euros)
Importations françaises (2010)
Matériels de transport (11 millions d’euros)
Matériel électronique et informatique (7,7 millions d’euros)
Produits agricoles (4 millions d’euros)
Pour en savoir plus :
- l'essentiel d'un marché Chypre, éditions Ubifrance
- Site de la mission économique française à Chypre :www.tresor.economie.gouv.fr/se/chypre/
Dernière mise à jour : 25/07/2011


