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Economie

Présentation générale

Le Cameroun est un pays potentiellement riche, diversifié sur le plan des ressources et disposant d'un secteur industriel relativement développé.

Le pétrole continue à occuper une place importante dans l’économie camerounaise, dont il représente 52% des exportations en valeur. Hors pétrole, le solde commercial serait déficitaire (-343M€ contre +336M€ en prenant en compte le pétrole, pour l’année 2006). Le Cameroun doit aujourd’hui diversifier et consolider ses autres ressources. Outre le pétrole, le Cameroun exporte de l’aluminium et des produits primaires (bois, coton, cacao, café, banane et caoutchouc) qui comptent pour 25% de ses exportations globales.

Les flux avec les pays de la zone CEMAC, dont le Cameroun constitue la tête de pont maritime, ne représentent qu’une faible part des échanges commerciaux (en moyenne 3,6% depuis l’instauration de la zone de libre échange de la CEMAC en 1999). Les principaux partenaires commerciaux du Cameroun sont l’UE, le Nigeria et la Chine.

Après le report en août 2004 du point d’achèvement de l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés), le Cameroun a franchi avec succès cette étape fin avril 2006. Cela lui a permis de bénéficier en juin 2006 d’une annulation de dette de 3,475 milliards $ de la part des créanciers du Club de Paris (créanciers bilatéraux). La France, qui détenait 40% de la dette bilatérale du Cameroun (soit 1,2 Md$) a ainsi mis en œuvre un premier « Contrat de Désendettement et de Développement (C2D) », qui permet de réinjecter dans l’économie camerounaise environ 100M€ par an pendant 5 ans. Le C2D français est principalement affecté aux objectifs prioritaires identifiés dans le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DSRP).

La crise mondiale pose toutefois aux autorités camerounaises de redoutables défis. Le niveau inférieur des cours du brut a pour effet de réduire les recettes d’exportation et les recettes budgétaires. Le net repli de la demande extérieure porte durement atteinte aux principales exportations. Le durcissement des conditions de financement extérieur retarde la marche d’importants projets d’investissement. En raison de ces chocs considérables la croissance pourrait être plus lente et le solde budgétaire global ainsi que le solde extérieur pourraient devenir déficitaires. Sans dispositifs de protection sociale appropriés les coûts sociaux du ralentissement pourraient être lourds. Le FMI a approuvé début juillet un décaissement de 144,1 MUSD en faveur du Cameroun au titre de la Facilité contre les chocs exogènes.

Source : France diplomatie > dossier Cameroun

Dernière mise à jour : 05/05/2010

Agriculture

L'agriculture occupe 49% de la population active et contribue pour 28,3% au PIB du pays.

L'impact de ce secteur dépend de la fluctuation des cours mondiaux et des conditions climatiques. Ainsi en 2001, les cultures de rentes ont eu un impact négatif sur la progression du PIB, des conditions climatiques défavorables ayant affectées les récoltes de maïs et de coton.

Essentielle à l'économie, l'agriculture assure 40% des recettes d'exportation.

Le développement de cultures vivrières et maraîchères diversifiées tend à compenser la baisse de recette des cultures commerciales (cacao, café, banane surtout mais aussi coton, caoutchouc, huile de palme).

La forêt couvre les deux tiers du territoire ; elle est exploitée dans le cadre d'une réglementation qui vise à améliorer la transformation sur place et le respect de l'environnement ; l'exploitation de la forêt représente une part importante des exportations.

Dans un cheptel en augmentation, l'élevage bovin frôle les 6 millions de têtes ; les ressources de la pêche au large, en revanche, demeurent insuffisantes pour répondre à la demande intérieure.

Mines et Industries

Ce secteur occupe 15% de la population active et contribue pour 30,3% au PIB du pays.

Peu connu pour ses performances minières, le Cameroun dispose pourtant d'importantes ressources dont l'essentiel fait aujourd'hui l'objet d'une exploitation artisanale. La production de minerais précieux est estimé à 7 000 carats de diamants et une tonne d'or par an. Le pays est également riche en bauxite (plus d'un milliard de tonnes), en cobalt, en rutile, en minerai de fer ainsi qu'en gaz naturel. La contribution de l'industrie extractive des hydrocarbures au PIB était de plus de 460 millions d'euros en 2003, soit 5% du PIB.

Le Cameroun détient par ailleurs le second potentiel hydroélectrique du continent (après la République Démocratique du Congo). La production industrielle s'articule autour du pétrole (raffinage), de l'exploitation et de la transformation du bois, de l'agroalimentaire mais inclut également cimenteries, production d'aluminium, métallurgie, chimie et fabrication d'appareils électriques.

Le BTP et le secteur manufacturier ont connu une croissance notable grâce à la reprise de l'investissement public et à la remise à niveau de la consommation.

La mise en service récente de l'oléoduc (1050 km dont 800 au Cameroun) entre le champ pétrolier de Doba (sud du Tchad) et Kribi (côte du Cameroun) devrait bénéficier à l'économie nationale (redevances et créations d'emplois directes et indirectes). La baisse de la production que connaît l'industrie pétrolière camerounaise sera ainsi atténuée (110 000 barils / jour en 2003).

Services

Les services occupent 36% de la population active et contribuent pour 41,4% au PIB du pays.

Les événements organisés à Yaoundé et Douala (sommets, conférences) et le dynamisme des secteurs des transports et des télécommunications font du secteur tertiaire un secteur clé au Cameroun. Ce dernier regroupe une grande part des activités liées au secteur informel telles que l'artisanat, les services de proximité et de dépannage ainsi que les micro-commerces.

Ce secteur, qui constitue une forme d'économie souterraine, se montre particulièrement florissant sous la forme de petits services et commerces, mais aussi d'entreprises plus importantes dont l'activité s'exerce au préjudice des acteurs du secteur formel, pratiquant une concurrence déloyale à l'encontre des entreprises légalement enregistrées et favorisant l'évasion fiscale.

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