Economie
Présentation générale
Les indicateurs de l'économie algérienne traduisent une nette amélioration des fondamentaux macroéconomiques dans le sillage du raffermissement des cours de pétrole constaté depuis le début des années 2000 : une balance commerciale largement excédentaire depuis plusieurs années, un important niveau des réserves de change (plus de 180 Mds USD à la fin de 2011) et une dette extérieure ramenée à 5 % du P.I.B.
Pour autant, l'économie algérienne demeure largement tributaire de ses ressources en hydrocarbures (gaz et, dans une moindre mesure, pétrole) qui continuent de représenter 98 % de ses recettes d'exportation, 70 % de ses ressources finales via la fiscalité pétrolière et 30 à 50 % de son PIB selon les années. L'impératif de diversification de l'économie fait l'objet d'un large consensus mais demande encore à être traduit dans les faits. Jusqu'à présent, l'Etat a choisi de privilégier la modernisation des infrastructures en lançant deux plans quinquennaux successifs d'investissements publics massifs (2005-2009 et 2010-2014) dans le domaine des infrastructures (logement, travaux publics, transports...) pour un montant total de 441 Mds de dollars.
Agriculture
L'agriculture occupe 20 % de la population active mais contribue à hauteur de 9 % au PIB du pays.
Le vaste territoire algérien compte à peine plus de 3% de terres arables, dont un tiers appartiennent encore aujourd'hui à l'Etat. Une réforme agraire non aboutie, un secteur de la pêche très peu développé et des rendements médiocres font de l'agriculture un poste déficitaire, l'Algérie n'atteignant pas l'autosuffisance. Les principales productions concernent les céréales, ainsi que les fruits et légumes.
Energies et Industries
Ce secteur occupe moins de 20 % de la population active et contribue pour 36 % au PIB du pays.
Les hydrocarbures (pétrole et gaz) représentent l'essentiel des exportations de l'Algérie et assurent au pays sa plus grande source de revenus. Le secteur industriel, qui représente 5 % du PIB hors-hydrocarbures, est quant à lui peu concurrentiel sur le marché international.
Services
Les services occupent 56 % de la population active et contribuent pour 35 % au PIB du pays.
La modernisation des banques est au cœur des enjeux de l'économie algérienne. Malgré des progrès certains et la présence de plusieurs banques étrangères (dont BNP Paribas, la Société Générale ou encore Natixis...), le secteur bancaire est encore largement dominé par les banques publiques qui collectent 90 % des dépôts et peinent à accompagner le secteur marchand dans son développement.
En résumé
La situation économique et financière de l'Algérie est très largement dépendante des cours du pétrole. Avec une croissance du PIB de l'ordre de 3 % (et de 6 % hors hydrocarbures), elle est parvenue à stabiliser son taux de chômage à 10 % d'après les statistiques officielles, même si le taux de chômage des jeunes demeure sensiblement élevé (de l'ordre de 20 %). Les plans quinquennaux d'investissements publics, en rehaussant le niveau des infrastructures, ont contribué à améliorer significativement les conditions de vie des populations. En revanche, la diversification de l'économie se fait toujours attendre, et le retour à une forme de nationalisme économique opéré fin 2008 début 2009, avec notamment un durcissement du régime appliqué aux investissements étrangers (obligation pour tout nouvel investisseur étranger de trouver un partenaire national résident qui détienne au moins 51 % du capital), pourrait ralentir le processus.


